radio

Partagez | .
 

 28/08/13 Interview metronews: Stromae : "Je suis un artisan"

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Mégane

avatar
Messages : 1833
Date d'inscription : 18/05/2011
Age : 21
Localisation : Namur
Administrateur
Revenir en haut Aller en bas
28/08/13 Interview metronews: Stromae : "Je suis un artisan"   Jeu 29 Aoû 2013 - 7:08

Source: http://www.metronews.fr/culture/interview-stromae-je-suis-un-artisan/mmhA!TtGSBKOWvTTIc/

Stromae : "Je suis un artisan"

En rendant visite à metronews mardi, Paul Van Haver a pu tester sa popularité dans les rues de Paris. Enfants, parents, ouvriers ou cadres sup, tous ont voulu une photo avec l'auteur de Papaoutaï et Formidable. A 28 ans, Stromae impose sa popularité et ses beats au sommet des hits.


Le premier tube de Stromae, Alors on danse, s'est classé N°1 dans 17 pays. Photo : Benjamin Girette

Votre album, sorti le 19 août, est déjà en tête des ventes. Satisfait ?
C'est cool, bien sûr, on sent un engouement. Mais les ventes, c'est avant tout un soutien. Etre en tête la première semaine, ça ne veut rien dire. C'est un délire venu des Etats-Unis. L'important c'est de voir comment l'album va vieillir. Le côté business c'est une chose, cela fait partie d'un tout, qui est une démarche artistique. C'est un moyen. J'ai juste envie d'être sain dans ma tête et sincère avec le public. La célébrité est un moyen.

Tee-shirt designés, attitude et style très identifiables comme une marque de fabrique... Vous pourriez potentiellement être dérivé en figurine façon Tintin. C'est du merchandising pur et dur ? C'est une position artistique holistique ? Le fruit du hasard ou une question débile de journaliste ?
Ce sont des choses qui viennent de moi. Peut-être que j'ai envie d'avoir une figurine Tintin. Que ce soit bien vu ou mal vu, tant pis. Mais ça me correspond. C'est une envie et une conviction. L'objectif n'est pas de vendre mais de créer. C'est de la minutie et du perfectionnisme avant d'être un business. Evidemment vendre c'est une façon de vivre. Mais je suis désolé, je ne suis pas plus commercial que n'importe quel mec dont on connait le nom. Commercial ça veut dire quoi ? Non, je n'ai pas envie de vendre un t-shirt avec écrit 'Stromae' dessus 40 fois son prix pour faire du pognon. Non! J'essaie de défendre un projet et dire aux gens je ne me fous pas de votre gueule. Je travaille avec des graphistes et des stylistes depuis un an. Je suis un artisan. Je suis comme un boulanger trois étoiles qui a envie de faire le meilleur pain. J'ai envie de faire les choses avec minutie.

"Je travaille comme un scénariste"

Vous écrivez des textes graves sur des thématiques qui le sont tout autant : le cancer, les maladies sexuellement transmissibles, la colonisation, l'absence d'un père... Vous ne craignez pas que la force de vos textes soit diluée dans une musique festive ?

Non. Tant mieux si c'est le cas. On ne choisit pas le public que l'on a. Je ne fais pas de la musique pour les intellos ou pour les clubs. Trois ans après on vient me dire : "Alors on danse c'est vachement glauque en fait". Bah ouais. Tant pis si à ce moment là tu n'as pas percuté sur les paroles. Ou tant mieux. Je fais de la musique comme moi je l'entends. Le groove pour moi c'est hyper important. Et non, l'anglais ne sonne pas mieux que le français. Je ne te demande pas d'écouter les textes si t'as pas envie de les écouter. Je te demande juste de me dire si t'aimes ou pas. Le reste, c'est de la masturbation intellectuelle.

Il y a plein de gamins qui adorent et dansent sur Papaoutai sans rien comprendre aux paroles...
Je ne suis pas sûr qu'ils ne comprennent pas. On essaie toujours de dramatiser le fait de demander où est son père. Ça n'a rien de grave, ce n'est pas méchant. Le refrain est entraînant ? Et alors ? C'est ce côté là, enfantin, que l'on a perdu avec l'âge. Ce ne sont pas des choses noires, c'est la mélancolie. C'est ce qui fait ce que l'on est et c'est pour ça que l'on est beau. C'est ça que j'ai envie de garder de l'enfance. Ce n'est pas à nous de dire aux enfant ce qu'ils ont vécu de dur. C'est à eux de le décider.

"Les gens n'ont pas envie de voir un Belge qui se prend pour un Américain"

Vos paroles sont reprises en chœur dans les cours de récré allemandes. Ça vous inspire quoi ?

Je ne vais pas me cacher : arrêtons de croire qu'il n'y a que l'anglais. Le français est une langue qui sonne aussi bien. C'est ma culture, je la défends. Je suis un Belge qui a grandi avec la langue française, un peu de flamand et tout mon belgicisme. Les gens n'ont pas envie de voir un Belge qui se prend pour un Américain.

Comment ça se passe dans votre tête lorsque vous écrivez des textes qui restent sombres malgré tout ?
Je photographie mes proches, les gens, ce que je vois autour de moi. C'est de la caricature. Ce sont des personnages. Je me mets 'à la place de'. C'est un peu de la schizophrénie. Je travaille comme un réalisateur, un scénariste ou un photographe.

Incarner des personnages. C'est pour ça que l'on vous surnomme "Brel 2.0" selon vous ?
C'est un super beau compliment. Mais on ne compare pas deux albums avec une carrière, deux musiques, deux époques... On fait le rapprochement parce qu'il est Belge. Mais vous savez, il faisait partie d'une école qui avait cette façon de fonctionner : 'je joue et je défends un personnage'. Notre métier c'est un peu faire l'acteur. On défend un travail, celui d'une équipe. Le type sur scène est le porte-parole de cette équipe. C'est un métier. Même si je le fais avec passion, c'est un métier.

Il y a un morceau sans paroles sur l'album : merci. Vous dites merci à qui ?
A vous, à tout le monde. A tous les autres que moi.

Notre avis : un album remuant

Stromae est "formidable". Il n'y a que lui à pouvoir ausculter les maux de notre société sur des tempos aussi dansants. Le Belge déploie sa marque de fabrique sur des titres explosifs comme Ta fête, Bâtard ou Quand c'est, comme autant de saynètes aussi dérangeantes qu'essentielles. Le chanteur s'offre même le luxe d'un trio avec Orelsan et Maître Gims sur le morceau avf, comme "Allez vous faire", qui pourrait bien devenir l'hymne d'une génération désoeuvrée et anti-système.

Propos recueillis par Jérôme Guillas et Boris Tampigny


Le guide du forum: à lire impérativement ICI

J'y serai:
13/11/14 à Bruxelles - 14/11/14 à Bruxelles

J'y étais:
07/05/11 à Incourt - 28/05/11 à la dédicace de Bruxelles
06/07/11 à Dunkerque - 23/07/11 à Spa
17/09/11 à La Louvière
03/11/11 à Paris
15/12/11 à Bruxelles
22/03/12 à Herve
21/08/13 à la dédicace de Bruxelles
02/09/13 à la radio à Bruxelles
17/12/13 à Lille - 20/12/13 à Esch sur Alzette
04/04/14 à Bruxelles - 05/04/14 à Bruxelles
16/07/14 à Spa

Very Happy
Voir le profil de l'utilisateur

Lily

avatar
Messages : 882
Date d'inscription : 19/01/2012
Age : 20
Localisation : Bordeaux
Administrateur
Revenir en haut Aller en bas
Re: 28/08/13 Interview metronews: Stromae : "Je suis un artisan"   Jeu 29 Aoû 2013 - 22:18

J'aime bien cet article ! Smile


A bientôt les amis, Lily (:
Voir le profil de l'utilisateur
 

28/08/13 Interview metronews: Stromae : "Je suis un artisan"

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 28/08/13 Interview metronews: Stromae : "Je suis un artisan"
» 10/03/2014: Stromae interview sur le clip Papaoutai
» 11/04/11: interview de Stromae pour le journal "La Voix du Nord"
» 7/07/10 INTERVIEW Première - Stromae, alors on parle
» Je suis le Sosie de Stromae...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
STROMAE - SON FORUM OFFICIEL  :: STROMAE :: Presse :: Sur Internet :: Archives :: Archives 2013-2014-

Sitemap

Partenaires

BoosterForum.com : Echange de clics !
Les dernières places pour Stromae sont chez RocketTicket
Les dernières places chez Rocket Ticket

Les groupes

Legend

Copyright 2014. Tout droit réservé. Thème créé par synchronizer-design.com